PERSÉVÉRER DANS SON ÊTRE

J’ai partagé tout récemment dans mes cours les mots qui m’ont touchée. Ces mots ont été prononcés par Spinoza au 17e siècle et commentés par Frédéric Lenoir dans son livre (je vous mets les références tout en bas de la lettre.)
Les voici, seulement deux idées absolument géniales, qui peuvent grandement nous aider dans notre belle et tumultueuse expérience de vie.

La première parmi d’elles est la suivante :
 » Chaque chose s’efforce de persévérer dans son être. »

La chose chez Spinoza, c’est toute manifestation de la vie : une personne, un chat, une araignée ou un grain de sable… Cela laisse percevoir l’idée de l’homme chez Spinoza. Il est égal à toute autre chose ! Certains l’oublient.
L’effort est davantage un désir, un appétit ou une aspiration accompagnés d’actions.
Persévérer dans son être, peut être compris comme la force d’exister et la capacité d’accroître cette force. On peut représenter cela comme le fait de grandir, de s’épanouir et de s’affirmer. Pour cela, se libérer de nos conditionnements et des voiles de l’illusion paraît nécessaire !

En faisant le bilan de la journée, on peut reconnaître que notre état intérieur change selon ce que nous faisons et les situations dans lesquelles nous nous retrouvons. Certaines de nos pensées et actions augmentent notre vitalité, force et joie de vivre, d’autres nous diminuent dans notre être. Il en est de même pour les personnes que nous fréquentons, les situations que nous vivons et répétons, certaines nous aident à grandir et à nous épanouir, d’autres nous privent de notre liberté et authenticité.
Faire cette introspection seule peut déjà apporter beaucoup.
Le deuxième concept qui pourrait avoir un effet de révélation est le suivant :
« Nous ne désirons pas les choses parce qu’elles sont bonnes, mais nous les estimons bonnes car nous les désirons. »

Cela veut dire que nous sommes mues par le désir. Il n’y a aucun mal à cela. Nos désirs sont conditionnés par nos blessures et notre chemin de vie, mais aussi par nos aspirations les plus élevées.
Il n’est donc pas question de se libérer du désir, mais plutôt de bien choisir sa cible. L’esprit critique, l’honnêteté, l’introspection, mais aussi l’intuition ou le langage du corps révèlent la Vérité, à qui sait la voir. Et nous n’avons pas un meilleur « témoin de ce qui est juste » pour nous, que notre état intérieur.
Sentir son effort de vie croître, sa force et sa confiance s’éveiller, se sentir émerveillé, curieux et enthousiaste, c’est ce vers quoi chacun de nous tend.
Et puisque la vie EST la force par laquelle les choses persévèrent dans leur être, arrêtons d’aller contre-nature en se mettant les bâtons dans les roues !
Se tromper, c’est humain. Se tromper longtemps, c’est pour le moins dommage !
Alors, les Amis, prenez véritablement soin de Vous ! S’il vous plaît !

SUR LA RÉSILIENCE

Jusqu’à hier je ne comprenais pas vraiment le sens du mot résilience.
Ce n’est pas l’acceptation car cette dernière est une condition nécessaire pour permettre le processus de résilience. Dans la définition il est question de la résistance aux chocs…

Oui, mais moyennant quoi et dans quel état d’esprit ?

Hier dans une conférence de F. Lenoir j’ai entendu que la résilience n’était pas « progresser, pour revenir à l’état antérieur ». La résilience c’est faire que la crise ou l’épreuve amène à grandir, à être transformé structurellement dans sa vision de la vie, à devenir plus fort et plus paisible. Je dis OUI !

Dans la même conférence j’ai entendu que l’étymologie du mot « crise » était ;  » Ca ne peut plus continuer ainsi ».
Donc, la crise peut et doit être bénéfique car elle montre ce que nous sommes, nos croyances, et nos valeurs. Et c’est bon de les conscientiser et de les affirmer ! Tout comme il est bon de reconnaître ses failles !

Commençons par accepter la situation.
Puis interrogeons nous sur notre rôle et notre implication. Il s’agit surtout de se remettre en question, d’être d’accord pour lâcher ses anciennes croyances et convictions : « Puisqu’elles mènent vers une crise, à quoi bon les garder ? »
Et pour terminer, il faut se mettre à l’action ! Pour rappel, aucune illusion quant à l’espoir que les autres changent. Travailler sur soi, apprendre, faire appel à un accompagnement, tous les moyens sont bons pour revenir à soi.
Dès que nous reprenons une attitude responsable et active de notre vie, nous arrêtons d’être une victime de la situation. Les vérités se révèlent face à l’introspection, les portes s’ouvrent face à l’action, notre créativité et énergie trouvent de nouvelles formes d’expression.

La vie continue, encore plus belle !
Merci aux épreuves et aux crises car elles nous permettent de grandir et de nous découvrir, encore et toujours !

Hari Hari OM 🙌

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